Espace naturel :

Sari est un village type de l’intérieur, de moyenne montagne, (alt. 350 m en moyenne), « tra mare e monti ».
Il compte 271 habitants l’hiver, multiplié par 3 ou 4 l’été. Ce sont essentiellement les sarais qui reviennent pour les vacances, rouvrir avec un plaisir annuellement reouvelé les maisons ancestrales, pratiquement toutes restaurées.
Il n’y a pas actuellement de structure d’accueil hôtelière proprement dite, mais des locations estivales et des gîtes ruraux.
Le village est à 28 km d’Ajaccio et 9 km de la mer (< 3 km à vol d’oiseau). On y accède en prenant la départementale D1 à partir de la route de Bastia (RN 193), par Sarrola Carcopino en franchissant a Bocca di Sarzoghiu d’où l’on a un point de vue magnifique, unique, sur tout le golfe de Sagone, jusqu’à Cargèse.
On peut aussi y parvenir par la D81 qui mène vers Piana-Porto, en prenant à la Liscia, au bord de mer, le CD 601 dit « Route des vignes ».
Le village s’étend sur plusieurs hameaux, distants les uns des autres de 0.5 à 5 km. Construits autour de deux points d’eau au départ (Canale et Marghinale) d’où les désignations actuelles de Acqua in sù et Acqua in ghjù, pour les deux zones agglomérées principales. Certains hameaux datent de la fondation du village ou plutôt de sa reconstruction à la fin du XVe siècle (voir histoire, toponymie).
Situé dans la vallée de la Cinarca, cette « Terre des Seigneurs », des Cinarchesi, accrochée à flanc de coteau, protégée par une ligne de crête semi-circulaire, Sari a pour horizon, la mer et les ruines du « Castellu di Capraja » des Comtes de Cinarca. Le rivage n’est pas tout proche mais néanmoins Sari «  regarde la mer, les yeux dans les yeux » et sa situation élevée en fait un balcon sur la Méditerranée.

Economie :

Comme chaque village de l’intérieur, Sari a subi de plein fouet l’exode rural. Mais quelques atouts permettent néanmoins le maintien d’une population assez stable, voire une augmentation depuis 15 ans (240 à 271 habitants l’hiver). Malgré l’absence de littoral, la situation de notre village est privilégiée : proche d’Ajaccio (<30 km), de l’aéroport de Campo del’Oro (20 km), de la mer (9 km), exposé au sud-ouest dans l’ensemble, avec un micro-climat doux et ensoleillé l’hiver.
Quelques familles qui y vivent à l’année vont travailler à Ajaccio chaque jour.

Le service public est encore assuré (voir vie quotidienne)

La poste
L’école
La gendarmerie

La mairie
Le Sivom de Cinarca Liamone (eau et assainissement)
Le Sirtom de la Cinarca (Ordures ménagères et tri)

Compte tenu de la désertification rurale galopante actuelle, notre petite communauté n’est pas trop mal lotie. Sari est un village où il fait bon vivre, loin des sentiers battus…il est vrai que le réseau routier n’est pas parfait dans notre vallée, un peu retirée du monde, mais cela s’améliore. La Cinarca est une des régions les plus enclavées et historiquement les moins perméables de Corse. La douceur des collines qui se détachent sur l’horizon marin font de notre Cinarca « la Vallée de la sérénité », qui s’accorde bien à la musique baroque à la tombée du jour. D’un mauve infiniment léger à certaines heures du jour, on assiste souvent au coucher du soleil « aux reflets orangers d’un incendie crépusculaire » embrasant l’horizon.


Publié le 21/10/07 | Imprimer la page | Haut de page